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Le mot du Président

En Mai ne fais pas ce qu’il te plait !

Oui facile, trop facile comme introduction mais il faut bien provoquer un peu! Et puis, je veux parler de la pratique du golf évidemment !! Pour le reste, faites ce que vous voulez mais… chez vous !

Je ne peux bien sûr pas commencer mon « mot » mensuel sans évoquer le déconfinement.

J’insiste sur le fait que nous n’avons toujours pas de réponses aux multiples questions  que nous nous posons quant à la reprise du jeu à Sénart et ailleurs.

Il est vrai qu’un des autres dictons célèbres du mois : « Mai fait ou défait » est tout à fait d’actualité… ! (No comment !)

Quelle date précise ? Parties de 2, 3 ou 4 ? Quid du practice ? Quid de l’enseignement ? Quelle sera la teneur des modalités pratiques sur les départements rouge vert et… orange ?).

Ces questions sont pleinement légitimes dans la perspective de la réouverture de nos installations. Je vous invite cependant à ne pas tenir compte des pseudo- infos  qui apparaissent sur les réseaux sociaux et autres blogs sans aucune confirmation officielle.

La réalité, c’est que les modalités de reprise seront  fixées réglementairement cette semaine et devront être validés par les pouvoirs publics le 7 mai. Par la suite, la FFG nous fera parvenir un kit de communication numérique club qui regroupera, les différents gestes barrières pour les joueurs.

J’ai l’impression qu’il ne reste que quelques jours avant la reprise, il est donc de bon ton de patienter encore et de respecter les règles du confinement en vigueur. Il ne faudrait pas que le plaisir de tous soit gâché par des comportements irresponsables .Nous devons impérativement nous retrouver tous en pleine forme et dans la joie  aux Terrasses pour « fêter ça ! ».

Malgré cette période compliquée, notre AS  a une vie. Une vie virtuelle certes mais les échanges sont nombreux et nous permettent de garder le lien. Le groupe « féminin » rivalise d’inventivité et propose littérature, tricot, jardinage, puzzle, cuisine etc. Pendant que le groupe « masculin » verse davantage dans les tutoriels sur le golf, les blagues potaches (sans négliger cependant les discussions hautement culturelles), et … les vidéos diverses et variées ( !). Moi je préfère les échanges avec le groupe « féminin ». Chacun ses goûts…

C’est cette même riche activité virtuelle qui a permis au Golf de Sénart de parvenir à la finale du championnat de France des golfs par vote sur Facebook. Il y avait 150 golfs inscrits à la compétition et c’est incontestablement un exploit d’avoir éliminé des golfs comme Saint Omer en 8 ème de finale, Cély en ¼ et Mallemort en demi-finale. Nous perdons de peu en finale contre Longwy (170 voix d’écart sur 8000 votants…).

Médaille d’argent est une excellente performance et nous devons en retirer une grande fierté.

Je voudrais à ce titre, en tant que simple messager de la direction UGolf vous remercier pour votre implication tout au long de ces derniers jours d’Avril. Vous avez été formidables d’abnégation. Notre AS a été plébiscitée

Pour conclure, je vous informe que sur proposition de la Commission des Fêtes, j’ai décidé de faire procéder à l’annulation du weekend ludique de l’AS du mois de juin pour des raisons que vous imaginez aisément.

Vos chèques de réservation seront tenus à votre disposition à l’accueil… sauf si vous souhaitez faire un don à l’AS (A joke !!!).

Je vous souhaite, malgré tout ce remue-ménage dans nos vies, un  mois de mai le plus doux et le plus agréable possible pour vous et vos proches.

Prenez soin de vous.

Vous me manquez !

Gilles Alapetite

Président de l’AS Golf de Sénart

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Chaos à Sénart. Episode 16

Green du 7

 

 

Chaos à Sénart

Episode 16

Trou N°7

Dès l’instant que les raisons sont toujours irrationnelles, n’importe qui ou quoi peut faire l’affaire. Mais dans le cas de Dieter Krause, j’ai ma petite idée. Tu sais qu’il est importateur en tissus. Et  la filière est largement occupée par des Juifs, et de surcroît,  Krause n’apprécie pas la concurrence.

  • Tu crois vraiment que c’est suffisant ?
  • Très largement ! Un exemple simple  : réfléchit au fameux antisémitisme de Louis Ferdinand Céline. Je ne veux pas remettre en question les analyses des grands critiques littéraires, mais à la lecture de ses pamphlets des années 40, je trouve que cet antisémitisme ne venait pas tant des grands principes standards que des déboires commerciaux de sa maman qui tenait une mercerie ! C’est tout con quelquefois les opinions !
  • Si ce n’est pas vrai c’est bien trouvé !

Nous étions sur le green. Le moment de redevenir sérieux ! En ce qui me concerne c’était en général assez difficile. Mais là…  Souvent j’observais les autres ou je me regardais. Un étonnement me venait, puis un rire intérieur, à voir ces chefs d’entreprises, toubibs, avocats, dirigeants politiques, s’évertuer avec autant de gravité, comme si  leur vie en dépendait, à faire tomber une balle dans un trou… C’est quelquefois un peu farcesque lorsque c’est le moment de  putter ! Au putting-green on enchaîne des balles (et on les rentre) sans quasiment de routine et en match on reste crispés sur le grip comme par crainte que le club ne nous tombe des mains. Souvent ce virus là m’infectait aussi.

Pour cette angoissante tentative d’Eagle, juste accompagné par les friselis des feuilles du célèbre grand saule du 7, je m’accroupissais de chaque côté du drapeau en faisant le tour du green, inclinais plusieurs fois la tête pour calculer la pente du terrain, balayait avec mon gant la plus petite poussière qui pouvait se balader entre ma balle et le trou, aplanissais les moindres irrégularités du sol, prenais doucement mon stance l’air inspiré, ajustais mon putt avec des précisions d’ouvrier spécialisés de chez Rolex, l’exécutait comme le chirurgien attaque son incision…

Et voilà, j’avais réussi l’Eagle ! Raphaël le Birdie ! Remettant notre balle dans les poches, nous repartions fiers et presque hautains vers nos chariots…

  • Si tu cherches dans ce domaine, dit Raphaël, Krause n’a pas le monopole de l’antisémitisme.

Il me rappela les allusions d’un tel, les réflexions d’un autre, les plaisanteries d’un troisième. Cela n’en finissait pas ; finalement personne n’était clair et indemne.

Dans certains milieux, le mot juif et le mot socialisme par exemple provoquaient de vrais réflexes conditionnés. La plupart n’y voyaient d’ailleurs aucune taquinerie. « Quel Juif ! » disait untel quand on évoquait un trait d’avarice de tel autre. « Elle a des jambes de Juive » avais-je entendu dire Madame Guichard pour décrire la démarche d’une co-compétitrice que pourtant elle appréciait. Pensaient-ils vraiment ces propos employés, étaient-ce des habitudes de langage machinales ou inconscientes ? Si quelqu’un les avait priés de s’expliquer, quelle teneur auraient-ils donné au mot : juif ?

Loin de moi l’idée de confondre Madame Guichard et Krause. Mais la seconde préparait involontairement le nid du premier. Je me souvenais d’une expérience que nous faisions, lycéens au labo de chimie de Talma à Brunoy : dans une éprouvette, un liquide contenait en suspension, indécelables, des centaines de grains de je ne sais quelle composition chimique ; il suffisait d’ajouter une goutte d’un autre produit pour que les grains se figent et forment au fond de l’éprouvette un agglomérat très compact. Les remarques acerbes sur les Juifs ressemblaient à ces grains. Elles erraient furtives, banales dans les méandres de la société. Mais des Krause pouvaient à tout instant se positionner en rajoutant un révélateur et provoquer la réaction. Ainsi, les goguenardises sur les Juifs avaient construit les rails vers les chambres à gaz…

Kevin nous a croisés sur le chemin caillouteux, sous les aboiements du toujours même chien agressif dans son jardin, qui même si nous avons l’habitude de l’entendre nous surprenait toujours un peu… A la façon dont Kevin nous a salués, j’ai pensé qu’il n’était encore au courant de rien- ou qu’il cachait bien son jeu ! De sa voiturette, les trois clubs avaient disparu.

  • Pour en revenir à Krause, tu crois vraiment que ?
  • Honnêtement non. Remarque, des angelots exterminateurs il en surgit tous les jours. Il y a celui qui veut débarrasser la planète des prostitués, l’autre des pédérastes, un troisième des brunes ou des rousses. Un jour on verra arriver un exterminateur de golfeur sans casquette !! Plus sérieusement, je ne vois pas Krause dans un rôle d’assassin.
  • Il en confierait plutôt la tâche aux autres.
  • Ou alors le coup de folie peu vraisemblable pour lui mais il tient trop à son confort. Un assassinat et bye-bye la Ferrari et les palaces !
  • Pourtant tu évoquais il y a un instant la détermination pouvant être exacerbée par différents facteurs…
  • Une passion isolée ça se gère. Mais un panachage ? Une passion peut servir d’activateur à une autre. Imagine que Krause ait fait des propositions à Déborah.
  • Ben dis donc, à t’écouter, c’est la tentatrice universelle !!
  • Absolument ! Elle a tout pour elle ! Une femme comme Déborah, pas un être humain ne la regarde sans éprouver quelque chose !
  • Je suis d’accord avec toi ! Mais tu penses à quoi vraiment ? Ses fesses ?
  • Là tu as l’esprit mal tourné ! Reconnais que Déborah attirait l’attention ! Et même si c’est un salopard, Krause n’en est pas moins un mec. Ainsi il a fait des avances à Déborah. Elle le rejette et badaboum l’engrenage se déclenche : «  c’est bien une Juive !! Avec toute la malignité de sa race. Ce genre de créatures vous séduit pour mieux vous posséder. Et comme je suis chrétien, elle ne me trouve pas assez bien pour elle qui se croit de la race supérieure. Éliminons cette engeance de la surface de la terre. Ainsi, ce sera le « deux en un » : je suis vengé et j’élimine un animal nuisible ». Bon je ne suis pas certain qu’il se serait exprimé en ces termes mais en substance c’est un peu ça.
  • Il reste à savoir s’il a vraiment courtisé Déborah. Sinon ton développement s’écroule.
  • Il peut s’écrouler même sans ces éléments. Ce serait idiot de faire de Krause un coupable uniquement parce que je le tiens pour un enfoiré. Mais je ne dois pas négliger le fait qu’un abus d’objectivité ne doit  pas me conduire à l’innocenter au premier abord.
  • C’est toujours un peu cornélien ton histoire !
  • Non, cette réflexion n’a rien d’une pièce de Corneille ! Très franchement je ne crois pas Krause coupable. Mais ma rage d’avoir vu Déborah morte, peut-être que je devais la passer sur quelqu’un. Il fait un excellent bouc émissaire. Mais je crains qu’il ne faille trouver autre chose.
  • Réfléchissons !!

Nous arrivions sur le chemin goudronné. Les chariots roulaient plus facilement…Allaient-ils un jour sur cette jonction entre le 7 et le 8, régler ce problème de graviers l’été qui s’enfonçaient dans la gadoue l’hiver…?

Nous arrivions au petit carrefour de la Rue des Prés Hauts -qu’il fallait traverser- et de la rue de la Chardonnière. De leur véhicule Khuê et Gottfried, un couple de résidents du Golf, membres de l’AS, sortaient de leur rue et nous adressaient un petit coup de klaxon. Ils partaient sans doute faire des courses. Nous leur retournions un petit salut de la main et… un petit clin d’œil amical !

Suite au prochain épisode.

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QUELQUES RECOMMANDATIONS BIEN UTILES ET …RIGOUREUSEMENT APPLICABLES…

Merci de prendre connaissance de cette communication de la FFG…

Bon WE

Gilles
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Nous sommes en finale dimanche 26 à 12 h

FSL

Bonjour à toutes et à tous,

J’espère que vous confinez sagement !!

C’est donc fait, nous sommes en finale de cette formidable épopée, durant laquelle 150 très beaux golfs français se sont mesurés. MAGNIFIQUE !!

Nous l’avons cette finale, après un 8ème de finale arraché in-extremis face à Saint Omer, un ¼ de finale d’anthologie contre nos amis UGolf de Cély et une demi-finale plutôt tranquille (trop tranquille…) contre Mallemort.

Nous sommes évidemment très fiers.

Bravo à toutes et à tous. Bravo à nos adversaires que je salue en votre nom.

Cependant, lorsquer l’on est sportif (quelques soient les sports) et que les succès s’enchaînent on devient gourmand et la peur de la frustration nous envahit…Se faire «bananer » en finale on n’aime pas ça en général !!

 

A ce stade, nous sommes très, très loin d’être favori contre Longwy pour 2 raisons majeures :

  • Nous avons une érosion de 100 voix entre les ¼ et les ½… !
  • Longwy dispose d’un matelas de presque 1400 voix et nous stagnons à 1200…Ce qui donnerait un 54% vs 46% (au mieux) assez humiliant.

Dimanche 26  à partir de midi et jusqu’à lundi 27  à midi, si nous voulons espérer quelque chose, il faudra aller solliciter sans relâche tous nos réseaux (autres golfs, autres sports, familles, boulot, voisins, commerçants etc.)

L’idéal serait de veiller à ce que nos partages Facebook soient toujours en haut de vos murs communs. Il faut savoir qu’un post n’est jamais lu par plus de 10 à 25 amis (grand maximum) et il se noie dans le flot…

Soyons dans les starting-blocks dès demain midi ( 24 h dans une vie de confinement, ce n’est rien…).

Il ne nous est pas interdit de rêver !!

Bises

Gilles Alapetite

Président de l’AS Golf de Sénart

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Demi finale

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Qualifiés pour les demi-finales!!

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Chaos à Sénart. Episode 15

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Chaos à Sénart

Episode 15

Trou N°7

Elle était si belle Déborah…! Et la vraie beauté est tellement rare lorsqu’elle n’est pas amendée par le formatage ambiant, qu’elle n’obéit pas aux oukases de la plastique, aux critères des hebdos de plages et de salons de coiffure. La vraie beauté se discerne. Bizarrement parce qu’elle est trop aveuglante. Quand on passe de la lumière intense d’un fairway à la pénombre d’un sous-bois, il faut un  temps d’accommodation pour que les strates buissonnantes et muscinales, les objets, les balles perdues se précisent. Quand je la revoyais, après quelques jours, quelques mois ou quelques heures, je ressentais cet effet. Chaque fois, quand je la reconsidérais après émerveillement, c’est comme si elle avait changé de beauté.  Comme si elle l’avait déclinée en l’amplifiant. Décliner, amplifier; oxymore implacable. Je comprenais le maquillage qui s’accrochait  à ses lèvres ou à ses yeux. Je m’accrochais aussi. Elle était si lumineuse. Je ne crois pas à la beauté du diable. Pas plus qu’aux citrons non acides ou aux glaçons tempérés. Ou tiens, même qu’à un Macron bénévole, détaché et humble… La beauté doit mettre en confiance, elle ne doit en rien intriguer. Une aurore polaire n’a pas la beauté du diable, pas plus que les sept merveilles du monde ou les sous bois de Sénart en automne. Elle est si rare. Comment ma fierté  pouvait-elle accepter que tout le monde aux Terrasses se retourne sur son passage? Ce serait comme trouver naturel de dénicher un Pissarro ou un Cézanne dans un vide grenier de Saint-Pierre du Perray ou de Combs la Ville.
Sa beauté durera. Et plus tard après le dernier trou, lorsque je la retrouverai, quand je la verrai tenter de consoler les miroirs malheureux de lui rendre son image, elle pourra me demander de l’aider. J’aurai tout gardé. Je lui dirai aussi que je regrette de ne jamais avoir osé lui dire tout cela. Je rappellerai à qui voudra bien m’entendre, qu’aux femmes qui vous plaisent, il ne faut pas hésiter à leur répéter cent fois par jour qu’elles sont belles, pour qu’une seule petite fois résonne en elles…

Même perdu dans mes délires, à chaque fois, lorsque j’arrive au 7, j’accomplis un rituel : nettoyer ma balle qu’elle soit sale ou pas, et me désaltérer.

Raphaël se moque de moi :

  • A quoi ça va te servir de laver une balle propre ? C’est du Coluche ton affaire !! Tu laves plus blanc que blanc ?? Et comment se fait-il que tu aies toujours soif à cet endroit précis et toujours le même ?

Je me contente d’un haussement d’épaules. J’ai tout simplement le sens du rite, que Jeanne appelait de la maniaquerie, et qui en est sans doute. J’ai sans arrêt besoin de me rassurer. Alors je dessine ma vie avec des cérémonials infrangibles qui sont comme autant de pauses, de sépulcres. Comme tout le monde, je vagabonde , au hasard, le temps s’écoule doucement, la vie s’enfuie. Et d’un seul coup, sans raison, je fais le geste de toujours : je range mes stylos, mes papiers sur mon bureau, je consulte mon agenda et les réseaux sociaux sur mon I Phone, je me prépare un café, je lave ma balle de golf, et le temps s’arrête. Les choses regagnent leur place, et moi au milieu d’elles. Cela  ressemblerait presque à une prière à des déesses ou des dieux imaginaires. Un truc dans le genre : « Aidez-moi, Seigneurs à ne pas m’égarer. Balisez mes sentiers de vos lumières. Remplacez mes célérités impatientes par votre tranquillité éclairée »…

Bon je n’idéalise pas : il entre aussi dans ces routines une grande part de superstition, dont évidemment, puisque je la reconnais, je pense n’être pas dupe ! Lorsque j’étais enfant, j’imaginais que mon lit était un bateau et le fameux dalami bleu des années 60, la mer ! Je suis donc resté  un gamin. Quand je nettoie ma balle, je ne peux m’empêcher de penser que, bien blanche et propre, elle réagira mieux à mes coups.

A qui oserait-on avouer ces puérilités ? Je ne l’ai jamais fait à personne, même pas à Raphaël. Pourtant, il est évident qu’il ait les siennes, comme tout le monde. Je sais aussi que nombreuses sont les décisions engageant toute l’humanité qui ont été prises comme ça, sur un signe ridicule ou l’on a voulu voir un signe du destin. Quand on pense que dans l’antiquité on pratiquait l’haruspicine qui consistait à lire dans le foie d’un pauvre animal sacrifié pour en tirer des présages quant à l’avenir ou à une décision à prendre !!

Nous sommes restés quelques minutes à regarder vers le 4 pour voir s’il se passait quelque chose . Recueillement ? Peut-être. Le soleil printanier brillait. Un petit vent passait par moments, comme le souffle d’un flabellum invisible. A droite  du fairway, les sapins inscrivaient dans le ciel la géométrie verte de leurs pointes en encerclant ce saule pleureur sous lequel nous retrouvions souvent le résultat de nos drives slicés .A cet instant passaient le petit troupeau de chevreuils habitué des lieux. Indolent à cause de la chaleur, je contemplais silencieux ce paysage et c’était soudain comme si j’étais en train de me promener dans un des paysages de Van Gogh ou de Renoir.

  • C’est parti ? m’a suggéré Raphaël tout d’un coup, et tout d’un coup, l’encadrement de mon tableau s’est brisé, je suis sorti de ma peinture pour me retrouver planté entre des boules jaunes, mes vraies jambes sur de la vraie herbe.
  • C’est parti.

Deux coups de driver sans histoire, celui de Raphaël un peu plus long que le mien, comme d’habitude, et nous avons repris nos caddies. Il semblait évident que Raphaël avait accumulé un trop-plein d’énergie : je l’ai invité à marcher moins vite.

  • Déborah était juive, n’est-ce pas ? a-t-il demandé.
  • Pourquoi me demandes-tu ça ?
  • Parce que, j’ignore pourquoi, je pensais à Krause. Mais je t’ai posé une question et tu ne m’as pas répondu.
  • Autant que je sache, Giaccobi est un nom juif. Et avant son mariage elle se nommait Bassevi. Le doute n’est donc pas permis.

Je pensais à tous ceux qui veulent trouver dans les juifs, une race incontestablement trahie par leur physionomie. Déborah contredisait tous leurs lieux communs : dans l’Allemagne de 1935, on l’aurait à coup sûr proposée comme modèle de la race aryenne. Je l’ai fait remarquer à Raphaël.

  • Q’est-ce que tu veux, c’est embarrassant de ne détester qu’une abstraction, il faut absolument que le Mal soit identifiable de loin : le Malin doit avoir des cornes et des griffes !
  • Sauf que dans son « Paradis Perdu », John Milton en avait fait un beau mec…
  • Il a eu raison, c’est plus crédible pour séduire Ève ! Moi j’en aurais même fait une belle nana !!

Nous nous sommes amusés de cette étude approfondie des démons ( pas très orthodoxe il est vrai), jusqu’au moment d’arriver à nos balles.

Le trou 7 est un long par 5 que j’aime bien. Tout droit (si possible !) et par temps sec, très roulant. Cette fois encore mon deuxième coup au bois 3 bien touché, à roulé, roulé longtemps et s’est retrouvé sur le green, alors que celle de Raphaël, plus courte et slicée, est retombée à droite dans un bosquet.

  • A la limite, Krause pourrait également faire un suspect. Déborah juive, Dieter antisémite…
  • Je ne crois pas qu’il soit si violent !
  • Je me méfierais. Sans compter qu’il peut y avoir des raisons annexes.

Ce que Raphaël ignorait, c’est que Dieter Krause était connu des services de police. Il avait pourtant toutes les apparences du plus pacifique des commerçants, et du plus aisé puisqu’il ne roulait qu’en Ferrari et qu’il rabâchait sans cesse ses souvenirs de séjours dans les palaces du monde entier. C’étaient ses relations qui l’avaient rendu soupçonnable. Il recevait chez lui tous les fachos nazis de passage, participait outre-Rhin ou en Italie aux rassemblements d’extrême-droite, avait même envisagé la création d’un vrai parti politique fasciste à Paris. Bon, de là à faire de lui un assassin… Mais j’aime explorer tout ce qui peut m’apparaître comme des impasses : cela ne conduit nulle part, mais il n’est pas impossible d’y faire des rencontres.

  • Son antisémitisme est avouons-le très discret : il le répand habilement plus qu’il ne le manifeste ouvertement.
  • C’est vrai, mais avec une telle ténacité ! Si chacune de ses allusions est presque anodine, leur addition ne l’est pas .

J’essayais de me souvenir de ces allusions ; je n’y parvenais pas. C’est qu’elle n’avait sans doute rien de flagrant. Affaire de façon de parler plus que de contenu. Affaire d’intention. Il adorait raconter des médisances, à priori drôles, où les juifs apparaissaient abjects et ridicules, spécifiant bien sûr qu’il les tenait d’un « copain » juif .Il les déballait d-ailleurs sans gêne devant les adhérents juifs de l’AS. Ce qui me subjuguait, c’était la complaisance de tout le monde : les juifs ne protestaient pas, et les autres se tordaient de rire, parfois même en rajoutaient !

Raphaël, d’un magistral  coup roulé au fer 5 était habilement sorti de sous les arbustes pour se retrouver sur le green. Nous rangions nos chariots vers le chemin qui nous conduirait jusqu’au 8 et nous dirigions lentement vers le green.

  • Je m’interroge souvent sur les raisons de son antisémitisme.
  • En faut-il vraiment une ?

 

A suivre

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NOUS SOMMES EN 1/4 DE FINALE !!

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Chères toutes , chers tous,

Nous avons réussi quelque chose d’énorme en ce vendredi 17 avril..

Nous nous hissons en 1/4 de finale du « championnat de France des plus beaux golfs » qui se sont inscrits à cette compétition.

A midi hier nous étions à 70 % pour Saint Omer et 30 % pour nous. C’était un gros challenge à surmonter!

En 24 h et grâce à une forte mobilisation sur les réseaux sociaux nous remportons la victoire de peu  (51/49)

Presque 850 personnes ont porté leur suffrage sur nous…

Quelle joie en ces moments …compliqués.

Saluons la mobilisation de nos amis de Saint Omer qui nous ont mené la vie dure!!

Merci… Vraiment

Le Président ( fier …!)

 

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Chaos à Sénart Episode 14

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Episode 14

Trou N° 6

Sur le 6, ont caresse les mêmes fantasmes que sur le 3, parce qu’à part des blancs, le drapeau est beaucoup plus près du départ. Mais il faut se méfier : j’ignore pourquoi, rien de plus compliqué, ici, que d’aller droit . Raphaël, trop long, a terminé dans le bunker du fond à droite, tandis que moi, trop court, j’ai fait dégouliner ma balle à gauche en direction de l’eau mais elle s’est arrêtée avant. L’un comme l’autre nous avons crié le même « blasphème »… Oui je sais, ça ne se fait pas, mais en principe quand nous jouons avec d’autres, nous maîtrisons notre langage. Mais lorsque nous sommes tous les deux , nos âmes d’étudiants bourrus reprennent le dessus ! Surtout moi !

  • Si tu veux une femme susceptible de faire le coup, ai-je dit , tu as Lindsay Mathison.
  • Susceptible en tout cas d’asséner le coup !

Et comme chaque fois qu’il s’agit d’elle, Raphaël a souri.

Lindsay Mathison, Écossaise d’origine, mais née à Paris est Prof de Gym. Tout l’y prédestinait. Baraquée et solide, elle n’a ni seins ni hanches ni fesses. Comme elle se coupe les cheveux très courts, que ses traits sont plutôt agrestes et qu’elle ne se maquille pas, on la prend pour un homme. Sa voix très grave (type contralto) confirme l’impression. Tout cela composerait, à mes yeux du moins, un personnage bien peu ensorcelant si Lindsay n’avait une conversation tour à tour ardente, lettrée, amusante, clairvoyante, corrosive, irrésistible. Si bien que toutes et tous, en même temps, la brocarde et la recherche.

Elle vit en concubinage avec une… amie. On fait de cette dernière un portrait qui va jusqu’à la caricature. Agréable et gracieuse, menue et le teint clair, elle aurait presque l’air d’une petite poupée en porcelaine. Personne ne l’a jamais vue en pantalon long. Ses toilettes, aussi féminines que possible, viennent des meilleures boutiques de marques. Elle s’acquitte de tous les travaux domestiques avec entrain. Ceux qui ont eu le privilège d’être invités ont pu admirer ses tableaux, ses compositions florales et se sont enthousiasmés de sa cuisine. Elle ne vient jamais au golf, présentant le plus complet mépris pour toutes les activités sportives, mais s’émerveillant devant les exploits de sa compagne, dont elle se pense elle-même totalement incapable. Ce couple existe depuis des années, et rien ne laisse présager une séparation prochaine. Les « attentifs aux choses de l’AS », amusés, retrouvent dans ce ménage toutes les habitudes, toutes les attitudes d’un mari et de sa femme. C’est finalement monnaie courante , depuis 2013 suite à l’adoption par l’Assemblée Nationale et le Conseil Constitutionnel , de la loi ouvrant le mariage aux couples du même sexe.

Mes pensées ont pris un autre cours parce que mon tour est venu de jouer. J’ai toujours des difficultés, de cet endroit, à remonter habilement la bosse jusqu’au green, je ne sais jamais quel club utiliser, mais je ne cesse jamais d’espérer. C’est une des différences entre Raphaël et moi. Lui, se décourage facilement. Il accuse le sort, dit qu’il n’a pas de chance et qu’une fois que la poisse s’est abattue sur vous… Un tel état d’esprit n’améliore pas son jeu, de sorte qu’à un mauvais coup succède souvent un coup encore plus mauvais. Il s’enfonce ainsi peu à peu dans une espèce d’enivrement maussade. Souvent, ce découragement l’anéantit jusqu’à la fin de la partie. Je l’ai même vu parfois abandonner. Ce comportement m’étonne, et même, pourquoi ne pas le dire ? M’énerve un peu. Si une balle, au lieu de se stopper sur le fairway, roule jusque dans le rough ou dans le bunker, les dieux n’y sont pour rien ; elle n’a pas été bien touchée, point.

Je dis parfois à Raphaël : « Mais enfin, si tu avais mené ton business avec le même moral, ou en serais-tu ? » il me répond que sur le plan intellectuel c’est autre chose. Je le sais bien : dans mes enquêtes, combien de fois ai-je commencé par me tromper ? Quelquefois, c’est même une connerie qui m’a conduit à la vérité. Je n’en conclus pas que le meilleur moyen d’approcher un trou soit d’aller d’abord dans un bunker ! Même si cela se voit fréquemment à la télé dans le monde à part des professionnels. Simplement je refuse de désespérer. Je me suis fait une philosophie naïve mais efficace :

  • Postulat 1 : on arrive au trou en plusieurs coups. Tant qu’on n’a pas frappé le dernier , rien n’est perdu , surtout en match play..!
  • Postulat 2 : un parcours comporte 18 trous. Tant que la balle n’est pas entrée dans le dix-huitième on continue!

Et plus, plus  je me répète ces deux éléments, plus je me convaincs qu’un parcours de golf est en fait une image de la vie.

Quand Jeanne m’a quitté pour suivre son « c… » de fabricant de jouets, j’ai bien cru que la partie, pour moi, était terminée. J’ai continué de jouer parce qu’il le fallait, et puis,finalement, ça ne valait pas la peine d’aller au suicide. J’ai bien fait. Bien sur, j’avoue que la suite immédiate de la partie n’a pas été brillante ! Mais enfin, petit à petit… Aujourd’hui, je ne regrette rien. Bon, je sais qu’on m’attend aux derniers trous, (dois-je dire au dernier trou ?) et je m’y attends moi-même. Mais je sais aussi que, quelle que soit la position de ma balle, je m’efforcerai de la jouer le mieux possible.

L’événement m’a donné raison : j’ai fait une approche incroyable avec un 52. Les coups pourris dans le sable, cette fois, c’est Raphaël qui se les aient infusés !

  • Qu’est-ce qui t’a fait penser à Lindsay Mathison ?
  • Tu sais bien ce qu’on a raconté au club !!

On en parlait qu’à mots couverts, comme si une gêne subsistait chez ces personnes qui pourtant trouvaient  irrésistibles des films comme La Cage aux Folles de Molinaro dans lequel se trémoussaient des homosexuels grotesques, ridicules et invraisemblables. C’est que Lindsay Mathison avait de plus une réputation de coureuse. Certes, sa liaison avec son amie durait depuis des années ; mais elle s’autorisait tous les écarts. Je m’étonnais de voir s’en offusquer des hommes qui au cours de dizaines d’années de mariage avait trompé leur épouse vingt-cinq fois. En fait, c’est qu’entre sexes différents on trouvait normales, bien plus, inéluctables, les manœuvres de séduction. Mais qu’une femme, fût-ce allusivement, adresse des douceurs à une autre femme, on le supportait mal. Or Lindsay ne s’en privait pas. Comme elle avait une sorte de génie de l’expression, elle donnait à ses compliments des tournures salaces et  piquantes, qui permettaient toutes les interprétations. Elle ne se contentait d’ailleurs pas que de mots. Elle avait, avec les femmes, le bisou facile et appuyé, le geste frôleur, une certaine façon de leurs saisir le bras ou de leur tenir la main un peu plus longtemps que nécessaire. Toute proie lui était bonne. Je n’en étais pas surpris : les différentes études révélaient que chez les homosexuels (les hommes surtout), la conquête est un vrai sport et que le nombre de relations, souvent, importe plus que leur qualité. C’est n’en doutons pas, cette promiscuité qui en son temps avait favorisé la propagation du sida. Et risquait de la favoriser encore, puisque certains se vantaient de vivre dangereusement. Ajoutant que cette dangerosité donnait seule à leurs ébats le piment essentiel…

Pour Lindsay, le danger était sans doute inexistant. Prête à se glisser dans n’importe quel lit, elle préférait  pourtant celui des jolies femmes. En tout cas, au début de la saison, elle avait très nettement jeté son dévolu sur Déborah. Et celle-ci ne semblait pas avoir dédaigné complètement ses avances. Elles mangeaient à la même table aux Terrasses, jouaient souvent ensemble, alors que Lindsay avait un index bien meilleur que celui de Déborah, passaient de longs moments à chuchoter dans les fauteuils en cuir du bar, quittaient le club en même temps. Cela avait duré quelques semaines. Et puis soudain, plus rien.

  • Cette rupture ne prouve que le désaccord . Elle ne nous dit rien sur la nature de leurs relations.
  • Tu as raison. Mais dans les deux hypothèses possibles…

Nous étions sur le green, peu pressés de continuer. Les yeux souvent rivés vers le 4 où l’on devinait une agitation inhabituelle (et pour cause…).  L’avantage de ce crime, si j’ose dire, c’est qu’il semblait avoir arrêté les parties qui nous suivaient. Le parcours désormais nous appartenait. Nous pouvions nous y attarder à notre guise, y bavarder tant que nous voulions. Je sentais d’ailleurs que nous en aurions besoin !

  • Imaginons…
  • Oh, pour l’imagination, je te fais confiance !
  • Tu sais dans mon métier, la fiction finit souvent pas rencontrer la réalité. Imagine donc qu’après quelques semaines Lindsay en vienne à des propositions plus précises. Déborah, qui ne la recherchait que pour l’agrément de sa compagnie et pensait pouvoir contenir leur relation dans les limites d’une amitié ordinaire, refuse. Et même, devant l’insistance de l’autre, finit pas rompre.
  • Bon, et alors ? Est-ce qu’il faut tuer tous ceux qui refusent quelque chose ? A ce moment là, j’aurais dû en envoyer plus d’un au cimetière !
  • Mais pourquoi pas ? Même toi, tu n’es pas à l’abri d’un coup de folie. Quoique, à la réflexion…
  • Merci, tu es trop gentil !
  • Soyons sérieux. Beaucoup de choses se remplacent. Pas l’être sur lequel on a cristallisé sa passion.
  • Mais tu me disais tout à l’heure que les homos passent volontiers d’un objet à l’autre !
  • Bien sûr. Tout de même, certains objets leur importent davantage.

Raphaël à joué. Notre conversation continuait-elle de le préoccuper ? Ce n’est qu’au troisième coup qu’il s’est suffisamment rapproché  du trou pour que je puisse lui dire : « Donné ». Il était tellement déçu qu’en ramassant sa balle il n’a pas songé à me dire, comme c’est l’usage : « Merci ».

Mon tour est venu. Ma balle n’était qu’à vingt centimètres du but. Mais j’en ai tant vu rater, de ces coups tout fait ! Personne ne sait combien je tremble quand c’est à moi d’en réussir un. Et puis, je n’ai jamais aimé la facilité, bêtement persuadé qu’elle finit toujours par conduire à l’échec. Le problème, c’est que de telles réflexions ne vous affermissent pas le bras. Mon tremblement intérieur passait jusqu’au bout de mes doigts… puis l’amour-propre s’en mêle, qui vous brouille la vue… J’ai donc pris tout mon temps…

« Quand même, à 20 centimètres, il aurait fallu que je sois vraiment nul !J’ai fait le Paaaaar! »

  • Bravo !m’a dit Raphaël. Puis :
  • Donc tu en conclus que Déborah a décliné les offres de Lindsay.
  • C’est une des hypothèses. L’autre, c’est qu’elle les a acceptées, par goût ou par simple curiosité, je n’en sais rien. Et puis bientôt, elle en a eu assez. Lindsay l’a déçue, ou bien elle a jugé que sa curiosité était désormais satisfaite. Dans les deux cas, c’était la rupture.
  • Et Lindsay ne l’a pas supportée ?
  • Voilà, tu as tout compris !

Nous avons quand même fini par ramasser nos balles et par nous mettre en route vers le départ du 7. Raphaël, absorbé par le remue-ménage que l’on percevait de plus en plus autour du 4, guidait d’une main distraite son chariot, qui, soudain sorti du chemin, a failli se renverser. Voulant le retenir, il s’est fait si mal au poignet qu’il en a poussé un cri : « Saloperie d’engin !».

  • Tout de même, j’ai du mal à te suivre. Tu sais comme moi qu’ici les liaisons, ça va, ça vient. On se prend, on se quitte, quelquefois on se reprend, et, comme dirait Schnabel, on n’en fait pas un« fromache ».
  • C’est juste. Si chaque membre devait massacrer l’abandonnant, les cimetières seraient bientôt trop petits.
  • Cependant, je vais te dire, avec certaines femmes homos, il y a un facteur supplémentaire, elles ne supportent pas d’être quittées pour un homme. Si donc Déborah commençait à se tourner du côté de Schnabel…
  • Alors, c’est lui que Lindsay aurait mieux fait de supprimer !
  • Entièrement d’accord avec toi. Cela dit, je ne fais pas d’elle un vrai suspect. Je pressens qu’au fond d’elle-même, la forme de son esprit me semble exclure la passion basique, enfin, cette passion-là, qui procède par bouffées, brusques éruptions. Si sa compagne de toujours venait à la quitter…

Mais nous étions arrivés près du nouveau départ. A gauche sur la butte du 4, on pouvait distinguer des rubans rouges et blancs qui flottaient au vent et qui indiquaient que la zone avait été neutralisée. Il était donc impossible, à juste titre, de nous approcher des lieux du crime…

Suite au prochain épisode!!

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Quelques nouvelles du parcours…

« L’espoir est une mémoire qui désire. »

Honoré de Balzac

 

Avec ce Covid,on se rend compte que l’on ne reconnait souvent pas les instants marquants de nos vies au moment où on est en train de les vivre.

On s’habitue à tout, les choses, les idées, les gens, mais on ne se rend pas compte de notre chance parfois.

C’est seulement lorsqu’on risque de perdre quelque chose qu’on se rend à compte à quel point on y tient, à quel point on en a besoin, à quel point on l’aime (ce parcours…!)

Bises à tous.

Gilles

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