Demi finale

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Qualifiés pour les demi-finales!!

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Chaos à Sénart. Episode 15

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Chaos à Sénart

Episode 15

Trou N°7

Elle était si belle Déborah…! Et la vraie beauté est tellement rare lorsqu’elle n’est pas amendée par le formatage ambiant, qu’elle n’obéit pas aux oukases de la plastique, aux critères des hebdos de plages et de salons de coiffure. La vraie beauté se discerne. Bizarrement parce qu’elle est trop aveuglante. Quand on passe de la lumière intense d’un fairway à la pénombre d’un sous-bois, il faut un  temps d’accommodation pour que les strates buissonnantes et muscinales, les objets, les balles perdues se précisent. Quand je la revoyais, après quelques jours, quelques mois ou quelques heures, je ressentais cet effet. Chaque fois, quand je la reconsidérais après émerveillement, c’est comme si elle avait changé de beauté.  Comme si elle l’avait déclinée en l’amplifiant. Décliner, amplifier; oxymore implacable. Je comprenais le maquillage qui s’accrochait  à ses lèvres ou à ses yeux. Je m’accrochais aussi. Elle était si lumineuse. Je ne crois pas à la beauté du diable. Pas plus qu’aux citrons non acides ou aux glaçons tempérés. Ou tiens, même qu’à un Macron bénévole, détaché et humble… La beauté doit mettre en confiance, elle ne doit en rien intriguer. Une aurore polaire n’a pas la beauté du diable, pas plus que les sept merveilles du monde ou les sous bois de Sénart en automne. Elle est si rare. Comment ma fierté  pouvait-elle accepter que tout le monde aux Terrasses se retourne sur son passage? Ce serait comme trouver naturel de dénicher un Pissarro ou un Cézanne dans un vide grenier de Saint-Pierre du Perray ou de Combs la Ville.
Sa beauté durera. Et plus tard après le dernier trou, lorsque je la retrouverai, quand je la verrai tenter de consoler les miroirs malheureux de lui rendre son image, elle pourra me demander de l’aider. J’aurai tout gardé. Je lui dirai aussi que je regrette de ne jamais avoir osé lui dire tout cela. Je rappellerai à qui voudra bien m’entendre, qu’aux femmes qui vous plaisent, il ne faut pas hésiter à leur répéter cent fois par jour qu’elles sont belles, pour qu’une seule petite fois résonne en elles…

Même perdu dans mes délires, à chaque fois, lorsque j’arrive au 7, j’accomplis un rituel : nettoyer ma balle qu’elle soit sale ou pas, et me désaltérer.

Raphaël se moque de moi :

  • A quoi ça va te servir de laver une balle propre ? C’est du Coluche ton affaire !! Tu laves plus blanc que blanc ?? Et comment se fait-il que tu aies toujours soif à cet endroit précis et toujours le même ?

Je me contente d’un haussement d’épaules. J’ai tout simplement le sens du rite, que Jeanne appelait de la maniaquerie, et qui en est sans doute. J’ai sans arrêt besoin de me rassurer. Alors je dessine ma vie avec des cérémonials infrangibles qui sont comme autant de pauses, de sépulcres. Comme tout le monde, je vagabonde , au hasard, le temps s’écoule doucement, la vie s’enfuie. Et d’un seul coup, sans raison, je fais le geste de toujours : je range mes stylos, mes papiers sur mon bureau, je consulte mon agenda et les réseaux sociaux sur mon I Phone, je me prépare un café, je lave ma balle de golf, et le temps s’arrête. Les choses regagnent leur place, et moi au milieu d’elles. Cela  ressemblerait presque à une prière à des déesses ou des dieux imaginaires. Un truc dans le genre : « Aidez-moi, Seigneurs à ne pas m’égarer. Balisez mes sentiers de vos lumières. Remplacez mes célérités impatientes par votre tranquillité éclairée »…

Bon je n’idéalise pas : il entre aussi dans ces routines une grande part de superstition, dont évidemment, puisque je la reconnais, je pense n’être pas dupe ! Lorsque j’étais enfant, j’imaginais que mon lit était un bateau et le fameux dalami bleu des années 60, la mer ! Je suis donc resté  un gamin. Quand je nettoie ma balle, je ne peux m’empêcher de penser que, bien blanche et propre, elle réagira mieux à mes coups.

A qui oserait-on avouer ces puérilités ? Je ne l’ai jamais fait à personne, même pas à Raphaël. Pourtant, il est évident qu’il ait les siennes, comme tout le monde. Je sais aussi que nombreuses sont les décisions engageant toute l’humanité qui ont été prises comme ça, sur un signe ridicule ou l’on a voulu voir un signe du destin. Quand on pense que dans l’antiquité on pratiquait l’haruspicine qui consistait à lire dans le foie d’un pauvre animal sacrifié pour en tirer des présages quant à l’avenir ou à une décision à prendre !!

Nous sommes restés quelques minutes à regarder vers le 4 pour voir s’il se passait quelque chose . Recueillement ? Peut-être. Le soleil printanier brillait. Un petit vent passait par moments, comme le souffle d’un flabellum invisible. A droite  du fairway, les sapins inscrivaient dans le ciel la géométrie verte de leurs pointes en encerclant ce saule pleureur sous lequel nous retrouvions souvent le résultat de nos drives slicés .A cet instant passaient le petit troupeau de chevreuils habitué des lieux. Indolent à cause de la chaleur, je contemplais silencieux ce paysage et c’était soudain comme si j’étais en train de me promener dans un des paysages de Van Gogh ou de Renoir.

  • C’est parti ? m’a suggéré Raphaël tout d’un coup, et tout d’un coup, l’encadrement de mon tableau s’est brisé, je suis sorti de ma peinture pour me retrouver planté entre des boules jaunes, mes vraies jambes sur de la vraie herbe.
  • C’est parti.

Deux coups de driver sans histoire, celui de Raphaël un peu plus long que le mien, comme d’habitude, et nous avons repris nos caddies. Il semblait évident que Raphaël avait accumulé un trop-plein d’énergie : je l’ai invité à marcher moins vite.

  • Déborah était juive, n’est-ce pas ? a-t-il demandé.
  • Pourquoi me demandes-tu ça ?
  • Parce que, j’ignore pourquoi, je pensais à Krause. Mais je t’ai posé une question et tu ne m’as pas répondu.
  • Autant que je sache, Giaccobi est un nom juif. Et avant son mariage elle se nommait Bassevi. Le doute n’est donc pas permis.

Je pensais à tous ceux qui veulent trouver dans les juifs, une race incontestablement trahie par leur physionomie. Déborah contredisait tous leurs lieux communs : dans l’Allemagne de 1935, on l’aurait à coup sûr proposée comme modèle de la race aryenne. Je l’ai fait remarquer à Raphaël.

  • Q’est-ce que tu veux, c’est embarrassant de ne détester qu’une abstraction, il faut absolument que le Mal soit identifiable de loin : le Malin doit avoir des cornes et des griffes !
  • Sauf que dans son « Paradis Perdu », John Milton en avait fait un beau mec…
  • Il a eu raison, c’est plus crédible pour séduire Ève ! Moi j’en aurais même fait une belle nana !!

Nous nous sommes amusés de cette étude approfondie des démons ( pas très orthodoxe il est vrai), jusqu’au moment d’arriver à nos balles.

Le trou 7 est un long par 5 que j’aime bien. Tout droit (si possible !) et par temps sec, très roulant. Cette fois encore mon deuxième coup au bois 3 bien touché, à roulé, roulé longtemps et s’est retrouvé sur le green, alors que celle de Raphaël, plus courte et slicée, est retombée à droite dans un bosquet.

  • A la limite, Krause pourrait également faire un suspect. Déborah juive, Dieter antisémite…
  • Je ne crois pas qu’il soit si violent !
  • Je me méfierais. Sans compter qu’il peut y avoir des raisons annexes.

Ce que Raphaël ignorait, c’est que Dieter Krause était connu des services de police. Il avait pourtant toutes les apparences du plus pacifique des commerçants, et du plus aisé puisqu’il ne roulait qu’en Ferrari et qu’il rabâchait sans cesse ses souvenirs de séjours dans les palaces du monde entier. C’étaient ses relations qui l’avaient rendu soupçonnable. Il recevait chez lui tous les fachos nazis de passage, participait outre-Rhin ou en Italie aux rassemblements d’extrême-droite, avait même envisagé la création d’un vrai parti politique fasciste à Paris. Bon, de là à faire de lui un assassin… Mais j’aime explorer tout ce qui peut m’apparaître comme des impasses : cela ne conduit nulle part, mais il n’est pas impossible d’y faire des rencontres.

  • Son antisémitisme est avouons-le très discret : il le répand habilement plus qu’il ne le manifeste ouvertement.
  • C’est vrai, mais avec une telle ténacité ! Si chacune de ses allusions est presque anodine, leur addition ne l’est pas .

J’essayais de me souvenir de ces allusions ; je n’y parvenais pas. C’est qu’elle n’avait sans doute rien de flagrant. Affaire de façon de parler plus que de contenu. Affaire d’intention. Il adorait raconter des médisances, à priori drôles, où les juifs apparaissaient abjects et ridicules, spécifiant bien sûr qu’il les tenait d’un « copain » juif .Il les déballait d-ailleurs sans gêne devant les adhérents juifs de l’AS. Ce qui me subjuguait, c’était la complaisance de tout le monde : les juifs ne protestaient pas, et les autres se tordaient de rire, parfois même en rajoutaient !

Raphaël, d’un magistral  coup roulé au fer 5 était habilement sorti de sous les arbustes pour se retrouver sur le green. Nous rangions nos chariots vers le chemin qui nous conduirait jusqu’au 8 et nous dirigions lentement vers le green.

  • Je m’interroge souvent sur les raisons de son antisémitisme.
  • En faut-il vraiment une ?

 

A suivre

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NOUS SOMMES EN 1/4 DE FINALE !!

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Chères toutes , chers tous,

Nous avons réussi quelque chose d’énorme en ce vendredi 17 avril..

Nous nous hissons en 1/4 de finale du « championnat de France des plus beaux golfs » qui se sont inscrits à cette compétition.

A midi hier nous étions à 70 % pour Saint Omer et 30 % pour nous. C’était un gros challenge à surmonter!

En 24 h et grâce à une forte mobilisation sur les réseaux sociaux nous remportons la victoire de peu  (51/49)

Presque 850 personnes ont porté leur suffrage sur nous…

Quelle joie en ces moments …compliqués.

Saluons la mobilisation de nos amis de Saint Omer qui nous ont mené la vie dure!!

Merci… Vraiment

Le Président ( fier …!)

 

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Chaos à Sénart Episode 14

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Episode 14

Trou N° 6

Sur le 6, ont caresse les mêmes fantasmes que sur le 3, parce qu’à part des blancs, le drapeau est beaucoup plus près du départ. Mais il faut se méfier : j’ignore pourquoi, rien de plus compliqué, ici, que d’aller droit . Raphaël, trop long, a terminé dans le bunker du fond à droite, tandis que moi, trop court, j’ai fait dégouliner ma balle à gauche en direction de l’eau mais elle s’est arrêtée avant. L’un comme l’autre nous avons crié le même « blasphème »… Oui je sais, ça ne se fait pas, mais en principe quand nous jouons avec d’autres, nous maîtrisons notre langage. Mais lorsque nous sommes tous les deux , nos âmes d’étudiants bourrus reprennent le dessus ! Surtout moi !

  • Si tu veux une femme susceptible de faire le coup, ai-je dit , tu as Lindsay Mathison.
  • Susceptible en tout cas d’asséner le coup !

Et comme chaque fois qu’il s’agit d’elle, Raphaël a souri.

Lindsay Mathison, Écossaise d’origine, mais née à Paris est Prof de Gym. Tout l’y prédestinait. Baraquée et solide, elle n’a ni seins ni hanches ni fesses. Comme elle se coupe les cheveux très courts, que ses traits sont plutôt agrestes et qu’elle ne se maquille pas, on la prend pour un homme. Sa voix très grave (type contralto) confirme l’impression. Tout cela composerait, à mes yeux du moins, un personnage bien peu ensorcelant si Lindsay n’avait une conversation tour à tour ardente, lettrée, amusante, clairvoyante, corrosive, irrésistible. Si bien que toutes et tous, en même temps, la brocarde et la recherche.

Elle vit en concubinage avec une… amie. On fait de cette dernière un portrait qui va jusqu’à la caricature. Agréable et gracieuse, menue et le teint clair, elle aurait presque l’air d’une petite poupée en porcelaine. Personne ne l’a jamais vue en pantalon long. Ses toilettes, aussi féminines que possible, viennent des meilleures boutiques de marques. Elle s’acquitte de tous les travaux domestiques avec entrain. Ceux qui ont eu le privilège d’être invités ont pu admirer ses tableaux, ses compositions florales et se sont enthousiasmés de sa cuisine. Elle ne vient jamais au golf, présentant le plus complet mépris pour toutes les activités sportives, mais s’émerveillant devant les exploits de sa compagne, dont elle se pense elle-même totalement incapable. Ce couple existe depuis des années, et rien ne laisse présager une séparation prochaine. Les « attentifs aux choses de l’AS », amusés, retrouvent dans ce ménage toutes les habitudes, toutes les attitudes d’un mari et de sa femme. C’est finalement monnaie courante , depuis 2013 suite à l’adoption par l’Assemblée Nationale et le Conseil Constitutionnel , de la loi ouvrant le mariage aux couples du même sexe.

Mes pensées ont pris un autre cours parce que mon tour est venu de jouer. J’ai toujours des difficultés, de cet endroit, à remonter habilement la bosse jusqu’au green, je ne sais jamais quel club utiliser, mais je ne cesse jamais d’espérer. C’est une des différences entre Raphaël et moi. Lui, se décourage facilement. Il accuse le sort, dit qu’il n’a pas de chance et qu’une fois que la poisse s’est abattue sur vous… Un tel état d’esprit n’améliore pas son jeu, de sorte qu’à un mauvais coup succède souvent un coup encore plus mauvais. Il s’enfonce ainsi peu à peu dans une espèce d’enivrement maussade. Souvent, ce découragement l’anéantit jusqu’à la fin de la partie. Je l’ai même vu parfois abandonner. Ce comportement m’étonne, et même, pourquoi ne pas le dire ? M’énerve un peu. Si une balle, au lieu de se stopper sur le fairway, roule jusque dans le rough ou dans le bunker, les dieux n’y sont pour rien ; elle n’a pas été bien touchée, point.

Je dis parfois à Raphaël : « Mais enfin, si tu avais mené ton business avec le même moral, ou en serais-tu ? » il me répond que sur le plan intellectuel c’est autre chose. Je le sais bien : dans mes enquêtes, combien de fois ai-je commencé par me tromper ? Quelquefois, c’est même une connerie qui m’a conduit à la vérité. Je n’en conclus pas que le meilleur moyen d’approcher un trou soit d’aller d’abord dans un bunker ! Même si cela se voit fréquemment à la télé dans le monde à part des professionnels. Simplement je refuse de désespérer. Je me suis fait une philosophie naïve mais efficace :

  • Postulat 1 : on arrive au trou en plusieurs coups. Tant qu’on n’a pas frappé le dernier , rien n’est perdu , surtout en match play..!
  • Postulat 2 : un parcours comporte 18 trous. Tant que la balle n’est pas entrée dans le dix-huitième on continue!

Et plus, plus  je me répète ces deux éléments, plus je me convaincs qu’un parcours de golf est en fait une image de la vie.

Quand Jeanne m’a quitté pour suivre son « c… » de fabricant de jouets, j’ai bien cru que la partie, pour moi, était terminée. J’ai continué de jouer parce qu’il le fallait, et puis,finalement, ça ne valait pas la peine d’aller au suicide. J’ai bien fait. Bien sur, j’avoue que la suite immédiate de la partie n’a pas été brillante ! Mais enfin, petit à petit… Aujourd’hui, je ne regrette rien. Bon, je sais qu’on m’attend aux derniers trous, (dois-je dire au dernier trou ?) et je m’y attends moi-même. Mais je sais aussi que, quelle que soit la position de ma balle, je m’efforcerai de la jouer le mieux possible.

L’événement m’a donné raison : j’ai fait une approche incroyable avec un 52. Les coups pourris dans le sable, cette fois, c’est Raphaël qui se les aient infusés !

  • Qu’est-ce qui t’a fait penser à Lindsay Mathison ?
  • Tu sais bien ce qu’on a raconté au club !!

On en parlait qu’à mots couverts, comme si une gêne subsistait chez ces personnes qui pourtant trouvaient  irrésistibles des films comme La Cage aux Folles de Molinaro dans lequel se trémoussaient des homosexuels grotesques, ridicules et invraisemblables. C’est que Lindsay Mathison avait de plus une réputation de coureuse. Certes, sa liaison avec son amie durait depuis des années ; mais elle s’autorisait tous les écarts. Je m’étonnais de voir s’en offusquer des hommes qui au cours de dizaines d’années de mariage avait trompé leur épouse vingt-cinq fois. En fait, c’est qu’entre sexes différents on trouvait normales, bien plus, inéluctables, les manœuvres de séduction. Mais qu’une femme, fût-ce allusivement, adresse des douceurs à une autre femme, on le supportait mal. Or Lindsay ne s’en privait pas. Comme elle avait une sorte de génie de l’expression, elle donnait à ses compliments des tournures salaces et  piquantes, qui permettaient toutes les interprétations. Elle ne se contentait d’ailleurs pas que de mots. Elle avait, avec les femmes, le bisou facile et appuyé, le geste frôleur, une certaine façon de leurs saisir le bras ou de leur tenir la main un peu plus longtemps que nécessaire. Toute proie lui était bonne. Je n’en étais pas surpris : les différentes études révélaient que chez les homosexuels (les hommes surtout), la conquête est un vrai sport et que le nombre de relations, souvent, importe plus que leur qualité. C’est n’en doutons pas, cette promiscuité qui en son temps avait favorisé la propagation du sida. Et risquait de la favoriser encore, puisque certains se vantaient de vivre dangereusement. Ajoutant que cette dangerosité donnait seule à leurs ébats le piment essentiel…

Pour Lindsay, le danger était sans doute inexistant. Prête à se glisser dans n’importe quel lit, elle préférait  pourtant celui des jolies femmes. En tout cas, au début de la saison, elle avait très nettement jeté son dévolu sur Déborah. Et celle-ci ne semblait pas avoir dédaigné complètement ses avances. Elles mangeaient à la même table aux Terrasses, jouaient souvent ensemble, alors que Lindsay avait un index bien meilleur que celui de Déborah, passaient de longs moments à chuchoter dans les fauteuils en cuir du bar, quittaient le club en même temps. Cela avait duré quelques semaines. Et puis soudain, plus rien.

  • Cette rupture ne prouve que le désaccord . Elle ne nous dit rien sur la nature de leurs relations.
  • Tu as raison. Mais dans les deux hypothèses possibles…

Nous étions sur le green, peu pressés de continuer. Les yeux souvent rivés vers le 4 où l’on devinait une agitation inhabituelle (et pour cause…).  L’avantage de ce crime, si j’ose dire, c’est qu’il semblait avoir arrêté les parties qui nous suivaient. Le parcours désormais nous appartenait. Nous pouvions nous y attarder à notre guise, y bavarder tant que nous voulions. Je sentais d’ailleurs que nous en aurions besoin !

  • Imaginons…
  • Oh, pour l’imagination, je te fais confiance !
  • Tu sais dans mon métier, la fiction finit souvent pas rencontrer la réalité. Imagine donc qu’après quelques semaines Lindsay en vienne à des propositions plus précises. Déborah, qui ne la recherchait que pour l’agrément de sa compagnie et pensait pouvoir contenir leur relation dans les limites d’une amitié ordinaire, refuse. Et même, devant l’insistance de l’autre, finit pas rompre.
  • Bon, et alors ? Est-ce qu’il faut tuer tous ceux qui refusent quelque chose ? A ce moment là, j’aurais dû en envoyer plus d’un au cimetière !
  • Mais pourquoi pas ? Même toi, tu n’es pas à l’abri d’un coup de folie. Quoique, à la réflexion…
  • Merci, tu es trop gentil !
  • Soyons sérieux. Beaucoup de choses se remplacent. Pas l’être sur lequel on a cristallisé sa passion.
  • Mais tu me disais tout à l’heure que les homos passent volontiers d’un objet à l’autre !
  • Bien sûr. Tout de même, certains objets leur importent davantage.

Raphaël à joué. Notre conversation continuait-elle de le préoccuper ? Ce n’est qu’au troisième coup qu’il s’est suffisamment rapproché  du trou pour que je puisse lui dire : « Donné ». Il était tellement déçu qu’en ramassant sa balle il n’a pas songé à me dire, comme c’est l’usage : « Merci ».

Mon tour est venu. Ma balle n’était qu’à vingt centimètres du but. Mais j’en ai tant vu rater, de ces coups tout fait ! Personne ne sait combien je tremble quand c’est à moi d’en réussir un. Et puis, je n’ai jamais aimé la facilité, bêtement persuadé qu’elle finit toujours par conduire à l’échec. Le problème, c’est que de telles réflexions ne vous affermissent pas le bras. Mon tremblement intérieur passait jusqu’au bout de mes doigts… puis l’amour-propre s’en mêle, qui vous brouille la vue… J’ai donc pris tout mon temps…

« Quand même, à 20 centimètres, il aurait fallu que je sois vraiment nul !J’ai fait le Paaaaar! »

  • Bravo !m’a dit Raphaël. Puis :
  • Donc tu en conclus que Déborah a décliné les offres de Lindsay.
  • C’est une des hypothèses. L’autre, c’est qu’elle les a acceptées, par goût ou par simple curiosité, je n’en sais rien. Et puis bientôt, elle en a eu assez. Lindsay l’a déçue, ou bien elle a jugé que sa curiosité était désormais satisfaite. Dans les deux cas, c’était la rupture.
  • Et Lindsay ne l’a pas supportée ?
  • Voilà, tu as tout compris !

Nous avons quand même fini par ramasser nos balles et par nous mettre en route vers le départ du 7. Raphaël, absorbé par le remue-ménage que l’on percevait de plus en plus autour du 4, guidait d’une main distraite son chariot, qui, soudain sorti du chemin, a failli se renverser. Voulant le retenir, il s’est fait si mal au poignet qu’il en a poussé un cri : « Saloperie d’engin !».

  • Tout de même, j’ai du mal à te suivre. Tu sais comme moi qu’ici les liaisons, ça va, ça vient. On se prend, on se quitte, quelquefois on se reprend, et, comme dirait Schnabel, on n’en fait pas un« fromache ».
  • C’est juste. Si chaque membre devait massacrer l’abandonnant, les cimetières seraient bientôt trop petits.
  • Cependant, je vais te dire, avec certaines femmes homos, il y a un facteur supplémentaire, elles ne supportent pas d’être quittées pour un homme. Si donc Déborah commençait à se tourner du côté de Schnabel…
  • Alors, c’est lui que Lindsay aurait mieux fait de supprimer !
  • Entièrement d’accord avec toi. Cela dit, je ne fais pas d’elle un vrai suspect. Je pressens qu’au fond d’elle-même, la forme de son esprit me semble exclure la passion basique, enfin, cette passion-là, qui procède par bouffées, brusques éruptions. Si sa compagne de toujours venait à la quitter…

Mais nous étions arrivés près du nouveau départ. A gauche sur la butte du 4, on pouvait distinguer des rubans rouges et blancs qui flottaient au vent et qui indiquaient que la zone avait été neutralisée. Il était donc impossible, à juste titre, de nous approcher des lieux du crime…

Suite au prochain épisode!!

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Quelques nouvelles du parcours…

« L’espoir est une mémoire qui désire. »

Honoré de Balzac

 

Avec ce Covid,on se rend compte que l’on ne reconnait souvent pas les instants marquants de nos vies au moment où on est en train de les vivre.

On s’habitue à tout, les choses, les idées, les gens, mais on ne se rend pas compte de notre chance parfois.

C’est seulement lorsqu’on risque de perdre quelque chose qu’on se rend à compte à quel point on y tient, à quel point on en a besoin, à quel point on l’aime (ce parcours…!)

Bises à tous.

Gilles

Les jardiniers Le 5 a Le1 Le1b Le1c Le2a Le5a Le6 Le6 Le13 Le6a Le13 Le13b Le13c Le13d Le14a Le15 a Le16a Le17a Le18a

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Le mot du Président

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Le mot du Président

En Avril ne te découvre pas le visage et les mains d’un fil…

Je ne me suis pas trop sollicité les méninges (déjà bien encombrées) pour trouver ce titre…!

On dirait presque que l’auteur de ce vieux dicton avait prévu son coup, à ceci près les masques FFP2 et les gants en latex ou en vinyle  (non poudrés.. of course !) n’existaient pas encore…

Nous avons donc tous pris connaissance des multiples déclarations du chef de l’Etat, de son Premier Ministre, des ministres (un peu sinistres les pauvres…) et des différents arrêtés, portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus Covid-19.

En application de ces arrêtés, il est donc  obligatoire pour tous les clubs de fermer leurs restaurants, leurs vestiaires, leur club-house (snif ! ma bière), pro-shops ainsi que tous les espaces ouverts au public. Même si les textes et directives des pouvoirs publics publiés récemment soulèvent, par ailleurs, certaines ambiguïtés au niveau de leur champ d’application, s’agissant des parcours de golf, la sagesse, la responsabilité et la solidarité ont invité les responsables de notre structure à fermer le club, dans leur totalité – c’est-à-dire y compris l’accès au terrain – jusqu’à nouvel ordre….

Ceci est une bonne décision et j’en profite pour féliciter chaleureusement Damien Rosello notre directeur et son équipe pour le formidable travail qu’ils sont en train de réaliser sur les Cygnes.

Je veux également saluer le retour de nos malheureux  « marocains » retenus de force et dans les terribles geôles maghrébines !!

Alors couverts ou pas couverts nous voilà toutes et tous confinés. Et passé l’engouement que suscitent les installations d’un tapis de green dans le salon et d’une zone d’approches dans le jardin, nous nous sommes trouvés bien dépourvus surtout quand  en plus la bise fut venue.

Mais la haute stabilité émotionnelle (prouvée et éprouvée sur les greens lorsqu’il faut rentrer le put décisif à 1 m50) dont font toujours preuves les membres de l’AS Sénart tout au long de l’année, n’a pas laissé le confinement créer le vide dans nos vies malgré l’évident bouleversement de nos vies structurées.

Nos rédactrices et les rédacteurs qui sévissent en abordant des sujets divers et variés (… !) sur les groupes Whatsapp constitués, prouvent que nos  adhérents ne manquent pas d’imagination pour occuper ce temps qui passe et surtout : ils  communiquent !!

C’est une certitude, ce mois d’Avril 2020 va rester gravé dans nos mémoires de citoyens (nes) du monde.

Il n’aura pas manqué de « charger notre chariot » de nos interrogations et de nos inquiétudes qui auront trop pesé sur notre moral. Mais il doit être marqué aussi par la vie qui continue et qui chez nous, parvient à rassembler les énergies pour animer le quotidien et préparer les doux moments de rassemblements golfiques et de festivités qui nous attendent.

J’attends avec beaucoup d’impatience ces instants qui viendront réchauffer nos cœurs et faire vibrer le bonheur au sein de notre association et les joies de l’amitié.

Permettez-moi  pendant cette période très compliquée, d’avoir bien plus qu’une pensée pour toutes ces personnes affaiblies par la maladie et la solitude ainsi que pour tous ceux qui les accompagnent au quotidien.

A très bientôt sur notre beau parcours rénové !

Bien à vous toutes et tous

Gilles

 

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COMMUNICATION RELATIVE AU COVID-19

Mesdames, Messieurs,

La situation exceptionnelle créée par l’épidémie de COVID-19, a appelé  la Fédération française de Golf et notre partenaire principal UGolf  à prendre un certain nombre de mesures relatives à l’organisation des compétitions et des regroupements devant avoir lieu sur notre sol au cours des prochaines semaines.
Ces mesures entrées en vigueur dès le 13 mars et qui portaient, dans un premier temps jusqu’au 31 mai 2020, vont sans doute encore évoluer.
L’évolution s’appliquera toujours  aux compétitions fédérales dans leur ensemble mais impacteront j’en suis convaincu, la pratique loisir ou compétitive en club.
Elles s’appliqueront sur l’ensemble du territoire français.
La FFGolf a déjà procédé au report sine die, et jusqu’à nouvel ordre, des épreuves suivantes :

  1. Celles, à l’occasion desquelles sont délivrés des titres de champions de France, champion régional ou départemental.
  2. Les épreuves fédérales individuelles et collectives du golf d’entreprise.
  3. Les compétitions interclubs organisées directement par la FFGolf, ses ligues et ses comités départementaux.
  4. Les compétitions individuelles organisées directement par la FFGolf, ses ligues et ses comités départementaux.
  5. Les Grands-Prix Jeunes Majeurs et les Grands-Prix Jeunes.
  6. Les épreuves internationales individuelles ou par équipes.

S’agissant des rassemblements, regroupements ou entraînements collectifs fédéraux :
Ce type de rassemblement est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
S’agissant des épreuves telles que les Grands-Prix Seniors, les Trophées Seniors, les Classic Mid-amateurs, les Grands-Prix :
Il n’appartient pas à la FFGolf de s’immiscer dans la vie des clubs…
Cependant, dans la droite ligne des propos tenus par le Chef de l’Etat lors de son allocution télévisée du 12 mars, ainsi que dans un esprit de solidarité autant que de responsabilité, je prends la décision de reporter la tenue de ces épreuves si tant est qu’elles concernent qu’elles nous concerneraient nos membre ou notre parcours à Sénart.
S’agissant des épreuves organisées par nous :
De même que précisé à l’alinéa précédent, il n’appartient pas à la FFGolf de s’immiscer dans la vie de notre association. Cela ne doit pas nous empêcher à ce stade et à notre niveau, d’être raisonnés et rigoureux  dans nos décisions.
En effet, l’organisation des compétitions de l’AS – dans leur format, leur nombre de compétiteurs, ou leur fréquence – diffère grandement d’un WE  à l’autre.
Certaines réunissent moins de 10 compétiteurs et ne donne pas lieu à une remise des prix. C’est notamment le cas des compétitions de classement ou d’épreuves ponctuelles très spécifiques ouvertes à un public restreint. D’autres attirent – c’était par exemple le cas de samedi 14 mars pour la Saint Patrick-de nombreux compétiteurs et sont suivies de festivités réunissant parfois plusieurs dizaines de personnes.

Il est de notre devoir de faire preuve de la plus grande vigilance et de responsabilité dans le contexte sanitaire qui est le nôtre.
Je prends donc la décision de suspendre ou de reporter les compétions prévues au calendrier, et ce, jusqu’à une évolution positive souhaitable qui nous sera signifiée par les pouvoirs publics.

Je ne manquerai pas de vous tenir au courant de l’évolution de la situation.

En attendant soyez prudent dans vos sorties  et je vous recommande de préparer la suite de la saison en insistant sur une préparation physique individuelle toujours bénéfique et…sur le putting dans le salon!!

Bises à toutes et à tous

Bien à vous

Gilles Alapetite

Président de l’AS

 

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Annulation de la Coupe Saint Patrick du 14 mars

Annulation de la Coupe Saint Patrick du 14 mars

Bonjour à toutes et à tous,

J’ai donc décidé, à mon grand regret, d’annuler ce moment convivial et festif pour 2 raisons majeures:

  1. il me semble qu’il est de notre responsabilité à tous de suivre les recommandations du Président de la République et du Ministère de la Santé.
  2. ce sera l’occasion de laisser reposer encore notre beau parcours bien fragilisé ces derniers temps.

Bien à vous

Gilles Alapetite

Président de l’AS

Annulation Coupe Saint Patrick 14 mars

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Scramble de la Saint Patrick samedi 14 mars ! Nous vous attendons!

Inscrivez-vous au Scramble de la Saint Patrick… 

Départs à partir de 9 h 00 : Samedi 14 mars

Les récompenses sont arrivées … elles vous attendent!

rec sp

 

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